Un samedi VIP aux 24 Heures de Spa


Audi occupait les trois prepmières places en milieu de soirée, mais la course ne faisait que commencer.

Comment se déroule un samedi VIP aux 24 Heures de Spa ? Suivez nos pas du haut des stands de Formule 1 jusqu’au raidillon, arrêts compris et au volant d’un véhicule un peu hybride, l’Audi-LEM-RACB.

D’accord, les relations, cela aide , d’abord pour obtenir le premier sésame : l’accès au circuit et un parking . Une autre vie dans le sport automobile et à Francorchamps en particulier permet de bénéficier d’une accréditation en tant que  « press guest »  du RACB, avec la bénédiction du promoteur SRO. Le précieux sésame retiré à l’entrée du village de Francorchamps, une bonne connaissance des lieux suffit, moyennant une petite balade dans  la campagne, à éviter les bouchons nombreux sur la principale route d’accès au circuit. Au parking P1 rejoint peu après midi, juste derrière le village des 24 Heures, des navettes conduisent VIP et journalistes  dans le tunnel sous la piste avant de grimper tout en haut d’un paddock  à deux têtes, entre les anciens stands dits d’endurance et ceux construits pour les Formule 1. La vraie zone VIP, c’est en haut, où sont disposés les équipes les plus prestigieuses et quelques motor- homes qui n’ont pas grand chose à envier à leurs homologues des Grands Prix. C’est là qu’est notamment installé pour le week-end le team Audi, venu en force sous la direction du Docteur Ullrich, le maître d’œuvre de la dernière victoire d’Audi aux  24 Heures du Mans. Face à une meute de Porsche, Lamborghini, Ferrari et autres Mercedes SLS, et sous un ciel  plus capricieux que jamais, la stratégie de course s’annonce délicate.

A trois heures de départ,  premier arrêt chez l’importateur Audi ,  dans un salon placé juste au-dessus des voitures d’Ingolstadt et après avoir retire d’autres sésames: un bracelet noir pour accéder à la zone VIP au 1er étage du bâtiment, une carte « R8 LMS » pour rentrer dans la loge Audi où l’ambiance est cordiale. A raison, l’importateur est fier d’accueillir pour la première fois la structure officielle d’Ingolstadt avec ses ingénieurs, son merchandising et un immense pavillon. Avant de profiter d’une collation, un premier rendez-vous est pris pour un tour du circuit en Q7 et à 17 h en empruntant les routes longeant la piste. Cela promet.

La café avalé, il est temps de se placer en vue du départ à 16 h car des stands de Formule 1, il n’y a malheureusement rien à voir si ce n’est un défilé des bolides en ligne droite. En route vers le bas du circuit, avec l’inévitable arrêt à « l’arbre qui tue ». Tous les habitués du circuit transitent par cette buvette à proximité du bas du raidillon et on est sûr d’y croiser l’une ou l’autre tête connue. En l’occurrence, des amis invités, eux, par LEM, une agence d’interim liégeoise qui a réservé l’hôtel de l’Eau Rouge. Mieux: en passant devant l’hôtel, je croise Henri Lemaitre, le patron que j’ai connu à une époque où il soutenait André Malherbe, l’ancien champion motocycliste paraplégique suite à un accident au Rallye Paris-Dakar et devenu depuis son associé. Rendez-vous est pris pour le soir… avant de bénéficier d’une place de choix au départ, la tribune LEM aménagée au milieu du Raidillon. L’occasion d’assister à l’arrivée du DJ Bob Sinclar dont l’hélicoptère se pose sur la piste puis de voir le peloton s’élancer à nos pieds et pour 24 heures.

Alors que la « safety car » s’arrête une première fois suite à la sortie de route d’une McLaren, il est temps de quitter notre tribune pour remonter en haut des stands et profiter de ce tour sur la  piste de sécurité. L’occasion de mieux apprécier la vitesse des GT, le passage en haut des combes, le pif-paf, le double gauche de Bruxelles. Une brève expérience sympa au coeur du peloton.

Et la course? Difficile de la suivre en l’absence d’une radio FM et d’écouteurs, d’autant plus que les positions changent constamment. Porsche, Lamborghini et Audi se succèdent en tête, la BMW Z4 VDS en pole position de Maxime Martin va malheureusement abandonner dans la soirée mais sans que le jeune Belge  passe inaperçu chez BMW Motorsport. Un moment, la Mercedes SLS que pilote notamment le journaliste-pilote Stéphane Lemeret occupe une étonnante deuxième place.

Vous suivez toujours? Nous revoici au bas des stands, pour l’apéro et le dîner chez LEM  où se retrouve le tout Liège et quelques hommes politiques, de la famille Happart à Jean-Pierre Grafé  et à Daniel Bacquelaine. André Malherbe est là lui aussi et force l’admiration, tout comme Jean-Claude Laquaye, son ami du motocross devenu son frère et assistant depuis 23 ans.

Bref retour au circuit en sortant de ce dîner qui a rassemblé plus de 500 personnes. Après la folie des premières heures aux allures de sprint, le peloton s’est un -tout- petit peu calmé, même si les appels de phare strient le ciel comme autant de flashes. Sans trop de surprises, Audi occupe les trois premières places, mais il reste 17 heures de course. A la salle de presse où s’activent les derniers journalistes avant les douze coups de minuit, on a l’impression qu’un métro sans fin passe au-dessus de nos têtes, mais ce n’est pas que les « basses » envoyées par la sono du DJ Bob Sinclar. Une autre nuit débute à Francorchamps, alors que  les loges VIP sont maintenant porte close. Le vrai spectacle est sur la piste, sous les yeux de passionnés que ne décourage pas le retour d’un méchant crachin.

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2 réflexions sur “Un samedi VIP aux 24 Heures de Spa

  1. Très chouette article. Je compte m’y rendre cette année en tant que journaliste pour mon site web.

    Peut-être à fin juillet 😉

    Bonne continuation

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    1. Merci. Votre réaction m’a incité à relire les commentaires globalement positifs sur les dernières 24 Heures de Spa mais où est notamment regrettée l’absence de communiqués horaires et de résumés des incidents de course. Le propos m’a amusé car j’ai animé dans une autre vie et pendant 27 ans le « Journal des 24 Heures ». Belle expérience journalistique, technique et humaine à travers une équipe de passionnés très majoritairement bénévoles (une cinquantaine de personnes au total) qui rassemblaient les infos (classements, communiqués officiels, interviews, points course…), les mettaient en musique et les diffusaient dans l’enceinte du circuit.
      Petite anecdote: à l’arrivée des 24 Heures, quelque 130 communiqués étaient rassemblés et édités dans une brochure. L’opération demandait une bonne heure de travail et se terminait par la traditionnelle coupe de champagne autour de la pile de bouquins clôturant un long week-end. Chaque année, un observateur de premier plan attendait avec nous la sortie de ce document et quittait le circuit avec le « Journal des 24 Heures » sous le bras: Paul Frère! J’avoue qu’on était fiers et heureux de l’intérêt porté à notre travail par ce grand monsieur.
      Souvenirs, souvenirs… à retrouver ici ou ailleurs, l’auteur de ces lignes étant depuis peu… en retraite. D’où l’absence, provisoire ou définitive, de l’alimentation de ce blog abrité par le « Soir ».

      A bientôt peut-être!

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