Limiter les risques de la conduite sous de fortes pluies


La conduite urbaine en peloton sous la pluie augmente les risques d'accrochage. (Photo Alain Dewez).

Les orages violents de la nuit dernière et de ce matin affectent aussi les automobilistes. La meilleure conduite sous une pluie violente est évidemment de laisser passer l’orage avant de reprendre le volant! Mais que faire s’il faut rouler malgré tout?

Conduire sous une forte pluie reste un exercice très délicat. Demandez l’avis des acrobates de la Formule 1 ou des pilotes ayant été confrontés à un  orage brusque sous le célèbre micro-climat de Francorchamps! Pour le commun  des mortels que nous sommes, il y a quelques règles à respecter pour limiter les risques, à défaut de pouvoir les écarter.

– Sourcilleux sur les limitations de vitesse, nos spécialistes de la sécurité routière n’ont pas prévu, comme en France, un plafond différent sur un revêtement mouillé (110 km/h sur autoroute, 80 km/h sur routes). C’est pourtant la première attitude à avoir, particulièrement sur notre réseau dégradé.
– Débranchez évidemment le régulateur de vitesse  qui, en cas de perte d’adhérence, vous accordera un supplément de puissance alors qu’il faut précisément lever le pied.
– Augmentez les distances avec le véhicule qui précède et ne surtout n’ affolez pas le conducteur qui vous semblerait plus lent. Attendez seulement un moment favorable pour le dépasser. De même, rangez-vous sans hésiter si une voiture plus rapide vous rejoint. L’adhérence peut varier d’un véhicule à l’autre, par exemple s’il dispose ou non de quatre roues motrices.
– Allumez bien sûr vos phares, voire le feu anti-brouillard si la visibilité est très réduite, mais pensez aussi aux feux de détresse si un bouchon se forme à proximité.
– Autant que possible, soyez attentifs aux nids de poule qui peuvent se gorger d’eau et plus encore aux ornières qui se forment sous la pression des poids lourds. L’aquaplanage est en effet la situation la plus malaisée à contrôler. Si vous sentez une perte de contrôle sous les roues, levez le pied, débrayez au besoin et tenez fermement le volant pour garder votre voiture en ligne droite.
– N’accordez pas une confiance illimitée aux systèmes d’assistance électroniques: les lois de la physique restent d’application.
– Le dernier conseil vaut pour toutes les situations d’urgence: calez le pied gauche sur le repose-pied à gauche de la pédale d’embrayage. En cas de forte émotion, c’est lui qui absorbera d’abord votre surplus d’énergie et vous évitera de vous crisper sur le volant qui doit précisément être manié avec un maximum de souplesse.
A propos,  contrôlez-vous régulièrement l’état des pneus (y compris leur pression)  et  des essuie-glaces? Ce sont eux qui doivent en priorité évacuer les trombes d’eau!
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11 réflexions sur “Limiter les risques de la conduite sous de fortes pluies

  1. Votre conseil d’allumer le feu anti-brouillard en cas de forts pluie est insensé ! En dehors du fait que le code de la route l’interdit spécifiquement, les reflets du feu antibrouillard rouge sous la pluie éblouissent encore beaucoup plus les automobilistes à l’arrière.
    Il ne faut surtout pas allumer le feu anti-brouillard quand il pleut !

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    1. De mémoire, le code de la route dit qu’il faut allumer les feux anti-brouillard à l’arrière en cas de FORTES pluies et pour conduire souvent, je vous assure que c’est une bonne chose. Votre opinion est valable en cas de pluie normale.

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    2. …sauf si les projections d’eau provoquent un manque de visibilité équivalent à une nappe de brouillard… dixit le Code de la Route.

      Par contre, tous les gros malins qui allument leur anti-brouillard par trafic dense sont des criminels…

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    3. Je vous suggère de relire le code de la route qui permet d’allumer les feux anti-brouillard avant et arrière en cas de fortes pluies limitant fortement la visibilité (si je me souviens bien il y est question des mêmes 100 mètres de visibilité qu’en temps de brouillard).

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  2. Une voiture 4 roues motrices a plus d’adhérence qu’une 4×2 ? ou simplement plus de motricité ?

    Vous ne parlez pas du montage des pneus les moins usés à l’arrière. Une voiture tient pourtant beaucoup mieux la route dans cette configuration.
    Combien d’accident sont directement imputables à ce défaut technique ? Un coup de volant à 110km/h sur sol mouillé et la voiture devient très rapidement incontrôlable.
    Pratiquement aucun professionnel n’applique cette règle !!!

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    1. Il me semble en effet que l’on confond adhérence et motricité, même si les deux sont liées. Certaines voitures ont une excellente adhérence latérale en virage, mais dont les roues motrices n’accrochent pas toujours bien à l’accélération. 4 roues motrices ne changent pas ou peu l’adhérence latérale, mais possèdent une bonne motricité puisque la puissance est divisée par les 4 roues d’où moins de risque de patinage.
      A vitesse constante, l’aquaplanage arrivera aussi bien en 4 qu’en 2 roues motrices. Par contre, sur autoroute par exemple, si l’on accélère sous la pluie, il y aura donc moins de risque de faire patiner les roues avec 4 roues motrices.

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  3. @Misselyn
    Alain a totalement raison. Extrait du code de la route (Article 30.1 §2): « En outre, lorsque le véhicule est muni de feux de brouillard arrière, ceux-ci doivent être utilisés en cas de brouillard ou de chute de neige réduisant la visibilité à moins de 100 m environ ainsi qu’en cas de forte pluie. Ces feux ne peuvent être utilisés en d’autres circonstances. »
    Totalement d’accord également avec Ozy. J’ai déjà du me battre avec des employés de centrale de pneus qui refusaient de monter les pneus neufs à l’arrière comme je l’exigeais. Alors qu’il y avait une brochure Michelin sur leur propre présentoir qui expliquait le pourquoi. En gros, si l’arrière décroche, la voiture part en tête-à-queue et il faut être un excellent pilote pour la récupérer. Si l’avant décroche, la voiture restera droite et il suffit de freiner pour la récupérer, ce qu’un conducteur non pilote et paniqué fera instinctivement. Donc, toujours les pneus les moins usés A L’ARRIERE. (http://www.michelin.com.om/zma/front/affich.jsp?codeRubrique=20060922130208&lang=FR)

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    1. Tout dépend des conditions du décrochage de l’avant.
      En virage, si la perte d’adhérence se passe lors du freinage, mieux vaut soulager la pédale de frein.
      En revanche, toujours en virage, si c’est à vitesse constante ou lors d’une accélération que l’avant glisse, il vaut en effet mieux lâcher la pédale de droite et éventuellement freiner légèrement.
      Pour le reste, tout à fait d’accord.

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  4. Pour les pneus neufs montés à l’arrière : outre le fait que la voiture est plus maîtrisable, la tenue de route est meilleure.
    Une voiture (il y a sûrement de rares exceptions) peut passer plus vite en virage dans cette configuration ! Vu entre autres à la T.V. 🙂

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  5. Et n’oublions pas non plus de penser aux piétons qui se ramassent régulièrement des douches sur le trottoir à causes de l’égoïsme et la vitesse excessive de la plupart des automobilistes…

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