Fiat groupe financier ou constructeur automobile?


La Dodge Dart , berline compacte, deviendra Fiat Viaggio en Chine. Une stratégie financièrement payante, mais que devient l'image Fiat?

Alors que les amateurs de belles Fiat, Alfa Romeo et Lancia se désolent face à la pauvreté des gammes et à la lenteur du renouvellement des modèles « made in Italy », le patron du groupe, Sergio Marchionne, a confirmé mercredi devant ses actionnaires les objectifs 2012 tout en qualifiant l’alliance avec Crysler « d’opportunité unique qui ne se répétera pas ».

Sur un marché italien globalement très mauvais en mars (- 27%), Fiat a fait encore moins bien (36.000 immatriculations, – 36%). Le constat est le même en France, à l’exception de Lancia, et en Belgique, Fiat est aussi en dessous de la moyenne du marché. Dans le même temps, on apprend que l’Alfa Giulia destinée à remplacer la vieillissante 159 n’arrivera pas avant 2014 et que la « nouvelle » Fiat Viaggio lancée au prochain Salon de Pékin ne sera qu’une Dodge Dart rebadgée.

Pas de quoi réjouir les fans du constructeur turinois qui voient les gammes de vraies voitures italiennes se  réduire comme des peaux de chagrin, en dehors de la  mythique Fiat 500, d’une Panda, d’une Alfa Giulietta et d’une Mito déjà vieillissante, voire d’une Lancia Ypsilon ou Delta. Comment voir dans cette « stratégie » une vraie politique industrielle à long terme?  On nous rétorquera  que, en plus de l’alliance à succès avec Chrysler, les affaires de Fiat vont bien au Brésil ou, comme l’a annoncé Sergio Marchionne, que  » Fiat construira sa première voiture en 2013 en Russie tandis qu’une ligne de production sera lancée en Chine à la mi-2012″.

Pour le reste, le groupe continue à examiner de nouvelles opportunités de collaboration avec de nouveaux partenaires potentiels et, « avec Chrysler, nous avons pour objectif de vendre entre 4,1 et 4,4 millions d’automobiles dans le monde ». Cette année pourrait aussi permettre à Fiat d’acquérir 3,3 % d’actions supplémentaires de Chrysler pour atteindre une prise de participation de 61,8%.

Bref, Sergio Marchionne a su convaincre les actionnaires qui ont voté le bilan 2011 et noté que le constructeur italien était armé pour « affronter les oscillations du marché avec sérénité ». Après les menaces de délocalisation faute d’usines compétitives dans la Péninsule, Marchionne voit dans l’alliance Fiat-Chrysler une opportunité pour l’Italie de rentrer dans un projet global, si elle le veut. Le message est clair pour les syndicats.

Et si, après avoir mené à bien cette opération essentiellement financière, Fiat s’occupait sans tarder de dessiner, de réaliser et de vendre des voitures à l’âme Fiat et si possible fiables?

Objectifs confirmés

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