Nissan première marque asiatique en Belgique


Le SUV Juke a la cote en Belgique où ses ventes ont progressé de plus de 11%.
Le SUV Juke a la cote en Belgique où ses ventes ont progressé de plus de 11%.

Le marché automobile n’est pas morose pour tout le monde. La marque Nissan en témoigne en résistant mieux que d’autres à la chute des ventes en Europe et en se maintenant dans le top 10 belge où elle est la première représentante du monde asiatique devant Toyota. Un dynamisme qui s’inspire aussi d’initiatives originales, dont la « GT Academy ».

C’est une belle histoire dont le « héros » belge parle avec émotion. Pour valoriser son image en Europe, Nissan a imaginé la « GT Academy’. Une compétition automobile qui a démarré via un jeu sur playstation  où elle a attiré 830.000 participants dont 27.000 Belges. Les meilleurs ont pu tester de vraies GT Nissan puis le top des candidats pilotes a été invité à un stage de 3 mois en Grande Bretagne, à Silverstone. Au menu, cours de conduite bien sûr mais aussi fitness accéléré pour améliorer la condition physique, immersion en anglais et technique de communication avec les médias. Le stage s’est bien sûr terminé par une finale en circuit avec des voitures identiques. Le vainqueur? Wolfgang Repp, un Belge! Un rêve éveillé pour ce jeune homme de 26 ans habitant à La Hulpe, dans la banlieue bruxelloise, et dont l’expérience automobile se limitait au kart pratiqué de 8 à 11 ans. Wolfgang Repp sera convié avec d’autres membres de la GT Academy à disputer en janvier les 24 Heures de Dubai. La GT Academy n’est qu’une initiative parmi d’autres de la stratégie « Power 88 » de Nissan, à côté de quelques opérations promotionnelles: le NV-200 adapté va ainsi devenir le taxi officiel de la ville de New York et est attendu aussi à Londres, mais pas en version électrique malheureusement.

L’objectif de ce plan Power 88  tient dans le double 8 final :  8% de part de marché mondial et 8% de marge opérationnelle en 2016. Aujourd’hui, le partenaire de Renault dans l’Alliance occupe 6,2% du marché mondial (ventes en hausse de 11,3% à la fin septembre) et veut atteindre l’année prochaine 5,3% du marché européen . « L’Europe, rappelle Stéphane Chauville, DG de Nissan Belgium, est la seule région du monde où le marché automobile est en recul. »

Le constructeur annonce ainsi dans les six ans à venir une gamme de 66 modèles couvrant 92% des segments, 15 innovations technologiques par an, un développement axé notamment vers la Chine pour y atteindre 10% du marché (ventes en progression de 14% cette année) et une nouvelle usine au Brésil.

Dans les chiffres, les 8% du marché global représentent plus de 7 millions de voitures, mettant Nissan en concurrence avec General Motors, Toyota et aussi Hyundai/Kia, un autre groupe asiatique aux dents au moins aussi longues. Et, pour atteindre les 8% de marge opérationnelle, il faudra réduire sensiblement les coûts, sans mettre à mal la qualité. Dans l’immédiat, les prévisions pour l’année fiscale en cours (avril 2012-mars 2013) sont revues à la baisse en raison  du yen, de problèmes diplomatiques avec la Chine et de la conjoncture européenne.

En Belgique, Nissan occupe une position inattendue pour qui ne suit pas régulièrement les statistiques, soit la 10 e place derrière VW, Renault, Peugeot, Citroën, Opel, Ford, Audi, BMW et Mercedes. Et surtout devant Toyota. Dès la fin novembre, l’importateur a mis en place dans tout le réseau les conditions Salon: « plus de 40% de nos ventes annuelles sont réalisées durant cette période, précise Stéphane Chauville. A côté du Qashqai indétrônable, un autre SUV a la cote en Belgique, le Juke (+ 115% en 2012), à l’inverse de la citadine Micra ou du X-Trail.« Malgré le succès des SUV, il n’est pas question de renoncer à notre gamme de 4X4. » 

Voitures à haute performance (Juke R, nouvelle marque premium « Nismo », GT-R),développement du B2B et véhicules utilitaires légers sont d’autres axes de développement en Belgique et ailleurs, à côté du secteur des véhicules électriques  où la Leaf assume non sans difficultés son rôle de précurseur. Pour faire décoller ses ventes (une centaine par an), Nissan va installer d’ici à fin mars 50 « quick chargers », notamment en partenariat avec une grande surface. On est loin par exemple des 1.000 VE que compte la ville d’Oslo qui offre des avantages divers aux propriétaires de voitures électriques dont des parkings gratuits et l’accès aux couloirs des autobus et taxis. Un paradoxe dans un pays qui tire l’essentiel de ses revenus du pétrole!

Oslo, capitale mondiale de la voiture électrique

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