Les automobilistes ne savent plus rouler sur la neige


Plus que de conseils de prudence, beaucoup d'automobilistes auraient besoin d'une meilleure formation à la conduite.
Plus que de conseils de prudence, beaucoup d’automobilistes auraient besoin d’une meilleure formation à la conduite.

A l’écoute hier soir des prévisions météo, des conseils de prudence et des mesures préventives, on avait le sentiment qu’un cataclysme allait s’abattre sur la Belgique. Tout cela pour moins de dix centimètres de neige. La faute d’abord aux automobilistes, c’est-à-dire à nous.

Comme prévu, la neige est tombée cette nuit ou ce matin sur la Belgique. En abondance? Pas vraiment, mais assez pour créer pendant quelques heures un sentiment de panique parmi beaucoup d’automobilistes accrochés à leur volant et crispés sur la pédale de frein. A priori, on a du mal à comprendre. Grâce aux assistances électroniques, la conduite sur sol glissant est devenue beaucoup plus aisée et la quasi-généralisation des « traction avant » a supprimé la maîtrise délicate du contre-braquage. Même les pneus, hiver ou non, offrent une meilleure adhérence.

Comment expliquer dès lors en dehors de circonstances particulières -routes secondaires mal dégagées ou fortes pentes sur les autoroutes- une relative paralysie du  trafic et des accidents en cascade? La faute incombe d’abord aux automobilistes.Les hivers plus doux ont raréfié les périodes d’enneigement où chacun pouvait s’initier à cette conduite particulière. En outre, les voitures très -trop- assistées nous privent de tout contact avec la réalité de la route, même au volant des voitures les plus puissantes où le moindre écart ou accélération brutale est corrigé par l’ électronique. Sauf lorsque un sol glissant remet en évidence les lois de la physique.

C’est le moment de rappeler que la formation à la conduite dynamique est au moins aussi importante pour la sécurité que la répétition des conseils de prudence et le respect des limitations de vitesse. Une approche négligée par les responsables de la sécurité routière qui nous soûlent de statistiques sur le rapport entre la vitesse et le nombre et la gravité des accidents. Les montants dégagés par des amendes de plus en plus lourdes pourraient servir aussi à des formations, par exemple sur des simulateurs de conduite capables de reproduire toutes les situations: pluie, neige, brouillard, freinage brutal etc.

Et ce n’est la répétition dans les médias de dix conseils de base à la veille des chutes de neige qui va rendre plus efficaces des conducteurs en panique.

Une anecdote: si certains quartiers à Bruxelles étaient bloqués ce matin, c’est parce que les bus allongés étaient incapables de franchir des rond-points quelque peu entravés par la neige. En temps normal il est vrai, les conducteurs de ces même bus n’ont pas d’autres choix que ce grimper sur les bordures de ces rond-points pas vraiment conçus pour eux. Vous avez dit mobilité?

 

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4 réflexions sur “Les automobilistes ne savent plus rouler sur la neige

  1. S’agit-il d’un pamphlet?Je ne crois pas que le conducteur »lambda »soit moins bon qu’il y a trente ans mais nous sommes bien plus nombreux sur les routes et beaucoup plus pressés et stessés.

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    1. A titre personnel, je pense vraiment que les conducteurs sont moins à l’aise sur la neige aujourd’hui, surtout dans les villes. Comme dit dans le blog, les conditions routières hivernales sont moins fréquentes , et le confort électronique des voitures a enlevé une partie des réflexes que nécessitaient les anciennes « propulsions » non assistées. Même en l’absence de trafic, on peu voir un certain nombre de conducteurs tétanisés sur des routes couvertes de neige.

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      1. Cher Yves,je partage entièrement ton opinion.Pourquoi ne pas promouvoir les stages de conduite sur route mouillée avec pneus slicks comme cela se fait du coté de Francorchamps;je me souviens des stages auxquels j’ai participé avec mes deux enfants qui venaient d’obtenir leur permis;amitiés,paul.

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  2. Mes dix premières années de conduite, je les ai passée avec des propulsions (Escort, Taunus et BMW); deux sacs de sable (80kg) dans le coffre, sur l’essieu arrière réglait les problèmes d’adhérence. Depuis vingt ans, je roule avec des tractions; je ne comprends pas ceux que je vois, occupés à appuyer comme des malades sur l’accélérateur alors qu’ils sont calés dans la neige ! La solution est pourtant simple: boîte de vitesse en deuxième et pédale douce permettent de s’en sortir. Pourquoi n’oblige t-on pas les conducteurs à suivre un stage de conduite sur sol glissant ?

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