La somnolence, premier ennemi sur l’autoroute des vacances


La somnolence au volant est considérée en France comme la première cause d'accidents sur les autoroutes.
La somnolence au volant est considérée en France comme la première cause d’accident mortel sur les autoroutes.

La somnolence au volant est la première cause de mortalité sur les autoroutes françaises. C’est bon à rappeler au moment des grandes migrations estivales.

L’étude émane de l’association française « 40 millions d’automobilistes » mais elle vaut aussi pour les Belges prêts à prendre la longue route des vacances: un accident sur trois sur les autoroutes est dû à la somnolence qui est de fait la première cause d’accidents le long de ces axes traversant les pays de part en part. Pas de quoi faire oublier la cause majeure des drames de la route – la combinaison alcool+vitesse inappropriée- , mais quand même. Ce constat est d’autant plus interpellant que la somnolence  apparaît peu dans les campagnes de sécurité routière axées sur l’alcool et la vitesse…et n’est pas détectable par les radars, principale arme utilisée par les pouvoirs publics pour diminuer le nombre d’accidents. Toujours selon l’association de défense des automobilistes, 50% des conducteurs prennent le volant avec un réel déficit de sommeil et un temps de récupération insuffisant.

Outre la mise en oeuvre de mesures techniques à moyen ou à long terme (nouveaux rails de sécurité, marquage au sol sonore, encouragement aux équipements de type avertisseurs de lignes continues), l’automobiliste est donc le premier responsable d’un phénomène qui s’est aggravé ces dernières années.

Comment l’éviter? D’abord en veillant à prendre la route en étant suffisamment reposé; ensuite en prenant en compte les heures à risques relevées dans les statistiques: la nuit entre 2 h et 7 h du matin, l’après-midi entre 14 et 16 h. D’autres mesures limitent les risques de somnolence: vérifier que des médicaments récurrents n’ont pas d’effet sur la conduite, changer régulièrement de conducteur, faire un pause toutes les 2 heures, éviter les repas gras et bien sûr l’alcool.

Et si la somnolence menace malgré tout, elle est précédée de phénomènes avant-coureurs: paupières lourdes, bâillements, douleurs et raideurs dans la nuque, picotements dans les yeux, besoin d’ouvrir les fenêtres pour avoir de l’air frais.

Que faire face à ces signes précurseurs?S’arrêter bien sûr dès que possible, trouver une place à l’ombre pour la voiture et se relaxer 15 minutes, sans se croire obliger de dormir. Après ce temps de repos, quelques étirements,un peu de marche et une éventuelle collation (café, thé, jus) aideront  à retrouver la forme.

En conclusion , mieux vaut être conscient sur la route des vacances des risques liés à ces micro-sommeils auxquels on attribue 800 à 1.000 décès par an en France: en 5 secondes d’endormissement, un automobiliste parcourt 100 mètres. Attention aussi  à ne pas abuser des régulateurs de vitesse utiles pour éviter les amendes pénales mais dangereux si l’assoupissement vous guette!

 

La somnolence au volant

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3 réflexions sur “La somnolence, premier ennemi sur l’autoroute des vacances

  1. Quelque part, oui, Paul. On peut difficilement aujourd’hui s’opposer aux limitations de vitesse, du moins celle qui sont raisonnables. Mais il est vrai qu’à 120 ou 130 km/h sur une autoroute déserte et au volant de nos voitures hyper-assistées, la somnolence guette. Et si on roulait tous en ancêtres?? Amitiés.

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  2. Un conducteur sur 10 s’est déjà endormi sur la route du travail
    Mots clés : sommeil, Conducteur, sécurité routière, Journée du Sommeil

    Par figaro iconRomain David – le 26/03/2014

    C’est la conclusion inquiétante d’une enquête de l’Institut du sommeil. Alors que plus de 75% des Français conduisent pour se rendre au travail, presque un quart des actifs dit connaître des épisodes de somnolence.
    Nous passons en moyenne un tiers de notre vie à dormir, et la privation de sommeil, surtout lorsqu’elle est chronique, peut très vite avoir de nombreuses conséquences sur la santé. Samedi 28 mars, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (InsV) parrainera la 14ème «Journée du Sommeil» en France, centrée cette année sur la thématique «sommeil et transport». À cette occasion, une étude sur les habitudes de sommeil des travailleurs et leurs interactions avec leur mode de transport, révèle que presqu’un quart souffrent de somnolences. Mais surtout, au moins un Français sur dix se serait déjà endormi au volant dans l’année, alors qu’il se rendait ou qu’il revenait de son lieu de travail. Ces micros assoupissements, qui dans la plupart des cas s’interrompent avant que ne survienne un accident, sont d’abord le symptôme de nuits trop courtes.
    En semaine, la majorité des actifs (62%) dort entre 7 et 8h, mais la moyenne nationale n’est que de 6h55, un chiffre jugé «bas» par l’enquête InsV/mgen, conduite auprès d’un milliers d’adultes issus de milieux professionnels variés. Ce qui signifie qu’au moins un actif sur trois souffre de privation avec moins de 6 heures de sommeil par nuit. Un manque que beaucoup tentent de compenser par des grasses matinées, le week-end, avec en moyenne 1h de sommeil supplémentaire, ou, pour une minorité (32%) par au moins une sieste hebdomadaire d’un peu plus de 45 minutes. Pourtant, ces habitudes ne suffisent pas toujours à enrayer les phénomènes de fatigue ; paradoxalement, ce sont les «siesteurs» réguliers qui disent souffrir le plus de somnolence.
    «Il ne faut pas confondre ‘fatigue’ et ‘somnolence’, précise le professeur Damien Léger, directeur de l’Institut du sommeil. «Alors que la fatigue désigne un état au cours duquel le corps est beaucoup sollicité, la somnolence est une tendance à s’endormir, par exemple lors d’une situation monotone.» Elle est mesurée par l’échelle d’Epworth, graduée de 1à 10, sachant qu’au-delà de 10 le risque de somnolence est considéré comme pathologique. Or, un actif sur quatre se situerait au dessus de 10.
    Un moment d’absence qui peut avoir des conséquences dramatiques
    Les jeunes conducteurs sont les premiers concernés. Chez les 18-24 ans, près d’un individu sur cinq (18%) avoue s’être déjà endormi en conduisant. Et alors que 77% des Français conduisent pour se rendre à leur lieu de travail, pour un trajet moyen de 18 km, 17% d’entre eux disent avoir somnolé au volant au moins 1 fois dans un mois. 10% ont dû s’arrêter à cause de la fatigue. 9% se sont complètement endormis au volant au moins 1 fois dans l’année. «Un chiffre que nous trouvons énorme», souligne le professeur Léger. Et parmi eux, 7% ont eu un accident «mineur, sans dommages matériels ou corporels».
    Pour éviter de succomber à la fatigue au volent, l’Insv recommande notamment d’avoir des cycles de sommeil réguliers en évitant de trop varier les heures de coucher et de lever, de se mettre au lit dès les premiers signes de sommeil et de favoriser un réveil «dynamique» (lumière forte, étirement, petit déjeuner complet), de faire une sieste de 5 à 20 minutes en début d’après-midi, d’éviter les excitants après 15h, ou encore de prendre son repas du soir au moins 2h avant de se coucher.

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