Et la courtoisie, b…?


La mise en pratique du système dit de la tirette demande juste un peu  de courtoisie.
La mise en pratique du système dit de la tirette demande juste un peu de courtoisie.

Ce n’est qu’un rappel diffusé ce jour par voie de communiqué de presse: à partir du 1er mars, le principe de la fermeture éclair encore appelé « tirette »  sera d’application en cas de réduction des bandes de circulation. Mais pourquoi l’IBSR doit-il d’emblée préciser que le non respect de cette mesure entraînera une amende de 55 euros?

J’habite une rue  où, en raison de l’espace accordé au parking le long de la chaussée, le croisement peut être malaisé. La circulation y étant essentiellement locale, les automobilistes doivent parfois se ranger un moment dans un espace de parking ou attendre au bas de la rue que les voitures venant dans l’autre sens puissent passer. Ici, pas de législation particulière ni de circulation alternée, mais un simple appel au bon sens et à la courtoisie. Lorsque je m’arrête pour céder le passage, j’avoue guetter la réaction de l’automobiliste venant en face et, s’il omet un geste de sympathie, cela a le don de m’énerver.

C’est la même courtoisie que l’on est en droit d’attendre sur les voies à plusieurs bandes suite à la nouvelle règle qui sera d’application le 1er mars. Le but  n’est pas que les automobilistes les plus pressés se précipitent sur la bande de gauche à l’approche des travaux – sport pratiqué par certains navetteurs- mais que l’espace soit mieux rempli sur les deux bandes. A l’approche du rétrécissement, il suffit ensuite d’alterner le passage des voitures occupant les bandes de droite et de gauche, et tant mieux si l’automobiliste s’insérant dans la file de droite a un geste de sympathie pour celui qui a permis la manoeuvre.

Ce n’est pas plus compliqué que cela, et pourquoi brandir d’emblée la menace d’une amende? A force de tout vouloir légiférer, sur la route et ailleurs, on a l’impression que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, y compris une conduite tout-à-fait inadaptée en fonction des conditions de circulation et de la météo. Mais celle-là, les radars ne peuvent pas la détecter!

Et si on prônait davantage la courtoisie, source aussi d’une meilleure sécurité,  mise à mal, il est vrai, par toutes les mesures  compliquant artificiellement la circulation et énervant les automobilistes qui en oublient les bons réflexes d’une cohabitation réussie sur la route? A une autre époque, les patrouilleurs de Touring Secours circulant en side-car saluaient les conducteurs qu’ils croisaient, comme les motards le font encore aujourd’hui. On n’en demande pas tant mais quand même…

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Une réflexion sur “Et la courtoisie, b…?

  1. Bonsoir Chère Simone,
    Ne penses-tu pas que les conducteurs ne consacrent pas assez d’attention à une belle et bonne conduite ? Sont-ils même conscients qu’ils sont redevables (!) d’une chose très subtile mais tant de fois oubliée : le devoir d’efficacité envers leurs congénères avec lesquels ils doivent partager l’espace assez inextensible de la voirie et le temps qui, par définition, n’est absolument pas inextensible ?

    Oups là, que de mots insupportables à beaucoup de personnes n’ai-je pas accumulés dans une seule et même phrase !

    Dans cet esprit, au sujet de la tirette, je voudrais surtout ajouter un commentaire d’ingénieur ou de couturière !

    Une tirette ne fonctionne QUE SI on engrène alternativement les dents gauches et droites A UN SEUL ENDROIT ! Il est aussi évident que cet endroit doit se trouver juste avant le rétrécissement ! J’ai beau chercher partout, je ne trouve aucune mention de ce point qui me paraît fondamental. Une tirette « automobile » où il y aurait des « engrènements » à plusieurs endroits ne fera que frustrer à juste titre les conducteurs de la file qui ne doit pas se rabattre dans l’autre.

    J’en ai discuté sur le terrain avec quelques pandores qui, une fois qu’ils ont eu compris, me donnèrent raison. Qu’en pensent tes autres amis correspondants ?

    Tout comme la taxe au km, je crains que seule la sanction financière ne produise les effets désirés sur les comportements susceptibles d’améliorer l’efficacité de la mobilité et donc son rendement. Des notions que l’on n’entend pas souvent tant beaucoup se complaisent à jeter les bras au ciel en se présentant comme une victime des embouteillages alors qu’il est bien évident qu’il n’y a jamais qu’une seule par embouteillage : le dernier de la file !

    Bon weekend Chère Simone et à bientôt.

    Philippe Casse
    Historien de l’Automobile.

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