Une édition très particulière des 24 Heures de Spa


Victoire sur le fil pour le team belge Audi WRT.
Victoire sur le fil pour le team belge Audi WRT.

Que retenir des 24 Heures de Spa, entre le suspense de la dernière heure, les 7 secondes séparant à l’arrivée  l’Audi WRT victorieuse de la BMW du team Marc  VDS  et les gros accidents qui émaillèrent l’épreuve ?

On n’aurait pas pu imaginer finale plus somptueuse que celle des 24 Heures de Spa ce week-end : à 18 minutes de l’arrivée, la BMW Z4 du team Marc VDS aux mains de Dirk Werner et l’Audi R8 WRT de René Rast étaient encore roues dans roues. Mais au  vu de la remontée de l’Audi  sur la BMW ayant entamé le dernier relais avec 20 secondes d’avance, l’issue était néanmoins prévisible. En cause, outre l’absence de changement de pneus sur la BMW, une défaillance électronique de la voiture munichoise privée depuis le matin de l’ABS et du contrôle de traction et qui lâcha prise à moins d’un quart d’heure de  l’arrivée.

Grâce à  Vanthoor – auteur de la pole position- Winkelhok et Rast, l’équipe belge WRT remportait la course devant la Z4 de Luhr, Werner et Paltalla qui permettait au team Marc VDS de monter sur son premier podium aux 24 Heures. Le succès de l’équipe WRT était complété par la troisième place de Mies, Stippler et Nash.

Pour Vincent Vosse, manager du team WRT, « . Ce fut une course très difficile, extrêmement disputée et nous avons eu quelques doutes… Dimanche matin, nous n’étions pas si confiants. Nous avons changé notre stratégie et nous sommes partis totalement à l’attaque et ça a porté ses fruits. Nos quatre voitures ont terminé la course et deux sont montées sur le podium.  Je pense que je n’oublierai jamais le premier relais de Vanthoor et le dernier de Rast ». » 

Derrière ce podium belge, la première Mercedes était 5e, les Bentley devaient se contenter des 13e et 17e places et les McLaren enregistraient une  vraie débâcle  avec une seule MP4-12C à l’arrivée, celle du Boutsen Ginion Racing 40e après avoir été impliquée dans un des carambolages des premières heures.

D’autres chiffres résument cette édition très particulière : confirmant la fiabilité mécanique de ces GT3, 7 abandons seulement furent liés à des incidents mécaniques mais 14 autres  ont trouvé leur origine dans les sorties de route multiples! Jusqu’à l’écoeurement, a-t-on envie d’ajouter en raison de la violence des chocs subis. Deux d’entre elles au moins survenues samedi soir, dans le rapide virage de Blanchimont puis surtout  au virage de raccordement de Stavelot où deux Ferrari s’accrochèrent, auraient pu avoir des conséquences dramatiques.  L’état  des épaves de  la McLaren de Tim Mullen et de la Ferrari de Marcus Mahy étaient là pour en  témoigner. Mullen s’en sortit sans trop de mal et, selon les informations de la direction de course ce dimanche, Mahy est conscient et capable de bouger ses membres.

Il  n’empêche que cette cascade d’incidents a jeté un sérieux froid sur la course samedi soir, alors que des spectateurs quittaient un circuit où le peloton était à l’arrêt pendant que les médecins stabilisaient l’ état de Mahy avant de l’évacuer par hélicoptère.

Il fut une époque où les accidents graves et souvent mortels aux 24 Heures – surtout dans les années 70 sur le circuit long de 14 km- étaient attribués à la fatalité et aux risques du sport automobile. Ce message ne passe plus aujourd’hui et tous les acteurs de ce championnat GT3 – organisateurs de SRO  mais aussi teams faisant appel à de pilotes  moins expérimentés-  devront se pencher à   tête reposée  sur le sujet.  Disputer une course de 24 heures à Francorchamps avec de très rapides  GT  aux performances aussi proches n’est pas à la portée du premier pilote payant venu. Ce n’est sans doute pas le seul élément à prendre en considération pour éviter de jouer à nouveau avec le feu en 2015.

Classement final :

1.Vanthoor/Winkelhock/Rast,  Audi WRT, 382 tours

2. Lühr/Werner/Paltalla, BMW Marc VDS, à 1 t.

3. Mies/Stippler/Nash, Audi WRT

4. Ortelli/Sandstrom/Guilvert, Audi Sainteloc, à 2 t.

5 Buhk/Gotz/Jaafar, Mercedes http, à 4 t.

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2 réflexions sur “Une édition très particulière des 24 Heures de Spa

  1. Merci Chère Simone de ce résumé pour les malheureux qui comme moi n’ont pas pu se libérer pour assister à ces 24 Heures d’anthologie.

    Un petit conseil quand même : il y a belle lurette que le « virage du raccordement » a abandonné son nom pas très romantique – en réalité le seul à ne pas porter un véritable nom – pour celui de Paul Frère. Ne méritait-il pas qu’au moins un virage d’un circuit porte son nom ?

    Merci de penser à l’avenir à appeler ce virage par ce nom prestigieux et si intimement lié au sport automobile ET au Circuit de Francorchamps.
    A bientôt au plaisir dse vous lire encore.

    Cordialement

    Philippe Casse

    .

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  2. Bien noté, merci. Paul Frère mérite largement le nom donné à ce passage proche de Stavelot. Il est vrai qu’on a parfois du mal avec les noms des virages pas toujours bien choisis dans la descente de ce que d’aucuns persistent à appeler le « nouveau circuit » Portion remarquablement dessinée dans les années 70 par un ingénieur des Travaux publics, Marcel Ippersiel.

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