BMW et Martin : stratégie payante aux 24 Heures de Spa


La victoire de BMW aux 24 Heures de Spa: le résultat d'un sans faute pour le team et les pilotes.
La victoire de BMW aux 24 Heures de Spa: le résultat d’un sans faute pour le team Rowe et ses pilotes dont Maxime Martin.

Devenue une formidable machine de guerre, la « Blancpain Serie Endurance » a réussi à équilibrer remarquablement les performances des GT3. Pour gagner ce week-end les 24 heures de Spa, il fallait allier vitesse, expérience, stratégie et l’indispensable brin de chance. La preuve avec Maxime Martin qui, après onze participations, signe sa première victoire avec le team allemand BMW Rowe.

Marquée par de multiples incidents, bouleversements et surprises ( ?) météorologiques, les « 24 Heures de Spa » ont vu émerger en finale non pas nécessairement la meilleure équipe mais celle qui a réussi le parfait « sans faute » : la BMW M6 Rowe que Maxime Martin (30 ans) partageait avec le Britannique Alexander Sims et l’Autrichien Philipp Eng. Au départ pourtant, le pilote belge (fils de Jean-Michel Martin, vainqueur à quatre reprises) ne se considérait pas comme favori au volant d’une M6 qui, notamment, usait trop ses pneumatiques. Puis, au fil des six premières heures dominées par 8 marques différentes, la BMW garda constamment le contact avec la tête du peloton. Et il fut ainsi tout au long des 24 heures. Le mérite en revint aux pilotes et notamment à Maxime Martin qui évitèrent toute erreur et pénalités en restant constamment dans les limites de la piste mais aussi à l’équipe qui effectua réparations et changements de pneumatiques aux moments les plus opportuns. Un exercice très délicat lié à la fois aux très -trop- nombreuses neutralisations de la course (1 heure sur les six premières) et aux caprices de la météo spadoise.

Et si Mercedes n’avait pas été pénalisé

C’est, à vrai dire, tout le charme d’une course de 24 heures qui se gagne autant dans les stands que sur la piste, particulièrement avec ces GT3 qui, à la fin de chaque neutralisation, se retrouvaient en deux ou trois pelotons compacts lancés l’assaut d’un nouveau sprint. Sans la réussite globale de l’équipe Rowe, la victoire ne serait pas revenue à BMW mais d’abord aux Mercedes AMG GT3 qui dominèrent -trop- largement les essais. Au point de provoquer des réclamations d’autres teams puis une lourde pénalisation pour un allumage jugé non conforme par les commissaires : rétrogradées sur la grille de départ, les 6 Mercedes durent en outre rentrer au stand pour un arrêt imposé de 5 minutes. Au vu de leur remontée en course (l’une d’elles termina 2e et l’autre manqua le podium pour une pénalité dans la dernière demi-heure), les voitures développées par AMG auraient dû gagner aisément les 24 Heures !

Mercedes écarté, le favori devenait Audi dont la R8 LMS du team belge WRT auteur de la pole position et du meilleur temps en course grâce à Laurens Vanthoor. Malheureusement, une manœuvre audacieuse de son équipier allemand René Rast se solda par un accrochage avec une Jaguar le samedi soir, avant une longue remontée jusqu’à la 2 e place. Puis, à 5 h. de l’arrivée, une autre Audi alignée par le team Phoenix et alors en 3e position s’enflamma brusquement sur le circuit.

Un excellent Maxime Soulet sur Bentley

Restait un quatrième candidat à la victoire : le Bentley Team M-Sport porté par un excellent Maxime Soulet et une des voitures les plus rapides en course. Toutefois, une stratégie moins performante de l’équipe anglaise et des erreurs de l’autre pilote belge, Wolfgang  Reip, l’empêchèrent de se dégager du peloton. Puis la malchance s’en mêla à une demi-heure de l’arrivée avec un changement de pneus intervenant juste avant une nouvelle neutralisation consécutive à un carambolage sous la pluie. La Bentley Continental, deuxième mais distancée par la BMW, retomba à la 5e place avant de finir en 4e position.

Une formidable débauche de moyens

De ces 24 Heures disputées sur un circuit de plus en plus sophistiqué, on retiendra encore la formidable débauche financière des teams et des sponsors avec des moyens que n’aurait pas désavoué la Formule 1 il y a quelques années. Et si l’équipe de SRO s’efforce de soigner son organisation mais aussi le public (DJ, feu d’artifice, position de chaque voiture affichée sur le parebrise, grands écrans, belles images télévisées en direct etc), le succès populaire, malgré la qualité du spectacle, n’est pas à la hauteur de l’événement. Il y a sans doute, indépendamment du contexte général actuel touchant les grandes manifestations,  du travail à effectuer au niveau du public belge et de la valorisation de ses meilleurs pilotes.

 

Les meilleurs moments des 24 Heures de Spa:

 

 

 

 

 

 

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