Mercedes SLC 250d : roadster, diesel et sportive


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Le choix d’un roadster est affaire de coup de cœur. Devenue SLC, l’ex- Mercedes SLK a conservé les mêmes recettes et peut se montrer très sportive, notamment en version diesel 250d associée à quelques accessoires du département AMG.

Les cabriolets, c’est un peu comme les piscines : un bel été suffit à remplir les bons de commande pour la saison suivante. Hasard de la météo précisément : la Mercedes SLC 250d, nous l’avons découverte, au propre et au figuré, sous le soleil et les nuits étoilées. L’occasion d’effectuer un long périple de la côte belge aux Ardennes spadoises cheveux au vent et en recherchant parfois des itinéraires alternatifs. D’accord, le choix de rouler en cabrio n’est jamais rationnel car il s’accompagne inévitablement d’un niveau sonore sensiblement plus élevé – mieux vaut oublier la radio- et de quelques remous d’air dans l’habitacle.

Ce handicap accepté, le roadster SLC offre un vrai plaisir à ses deux passagers, avec des premiers atouts insoupçonnés. Tout d’abord, le coffre est plus grand qu’on ne l’imagine (180 à 285 litres) et peut accueillir, sous le toit replié, une valise et quelques objets et vêtements suffisants pour un voyage classique. Ensuite, en dépit d’un poids d’1,6 tonne et d’un moteur 2,1 l. diesel développant plus de 200 ch pour un couple de 500 Nm, je me suis surpris à consommer un peu moins de 5 litres aux 100 km. Bien sûr, la performance a été obtenue à un train de sénateur convenant parfaitement à la conduite au grand air (La consommation moyenne de l’essai, ville y compris, a été de 7,4 l/100 km, ce qui reste toujours raisonnable). Selon les chiffres du constructeur, la consommation conventionnelle mixte est de 4,4 l. et le rejet de C02 limité à 123 gr/km.

Plus globalement, l’ancienne SLK devenue SLC après un restylage léger reste un cabrio compact (4,13 m de long) au look et à l’assemblage germaniques privilégiant le cuir noir (nappa quand même) et l’aspect métallique dans l’habitacle. Bien installé dans un siège baquet doté de surpiqûres rouges, le conducteur découvre face à lui compte-tours, tachymètre et volant multifonctions associé à deux palettes offrant une alternative à la boîte de vitesse automatique 9G-Tronic commandée par un petit levier central situé sous l’écran de l’ordinateur de bord. Le toit, après un verrouillage aisé du couvre-bagages, peut être rabattu jusqu’à 40 km/h pour autant que la manœuvre ait été entamée à une vitesse inférieure à 5 km/h. Tout comme la boîte 9G-Tronic, le double échappement, le volant sport et les jantes 16 pouces à 9 branches sont de série.

Le reste, au prix de départ de 44.528 € en version 250d (à partir de 34.485 € pour la SLC 180 et son moteur à essence de 156 ch) est affaire d’options multiples et de niveaux de finition : packs AMG Line, Night, Sport, Media, Design, Professional ou Luxury, grandes variétés de cuir, de jantes etc. Mercedes utilise beaucoup l’image sportive AMG dont le sigle se retrouve à différents endroits. En définitive, le prix du modèle essayé était de 61.544 €, y compris le cuir Nappa exclusif rouge Bengale et noir et quelques accessoires AMG (jantes 18 ‘’, kit carrosserie, tapis de sol).

Toit rigide et panoramique

En route au volant d’un roadster sportif et prêt à s’adapter, comme ses rivales, à tous les styles de conduite grâce à l’électronique. L’occasion de découvrir, outre la transmission aux roues arrière motrices, un cabrio suffisamment rigide mais un train roulant qui transmet toutes les inégalités de la route aux passagers.  Un peu plus gênant : la boîte 9G est parfois lente à sélectionner le bon rapport au moment du « kick down ». Mieux vaut alors opter pour les palettes de la commande manuelle afin de profiter de performances sportives (0 à 100 km/h en 6,6 s).

A un rythme plus cool, les sièges chauffants et l’airscraft  (410 € pour le souffle d’air chaud dans la nuque…) sont deux options appréciées en conduite « tous temps ». Et, en position fermée, le toit rigide panoramique assure une belle luminosité tout en évitant les inconvénients d’une toile souple qui a parfois du mal à se faire oublier pendant l’hiver.

Bref, la SLC est à prendre en considération au moment d’un choix à la fois sportif et financier mais inévitablement subjectif entre par exemple les roadsters Audi TT et BMW Z4 mais aussi les Porsche Boxster (718 depuis cette année) et Jaguar Type F.

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Brève

SLK pour Sportive, Légère et Courte

Lancée en 1996, le roadster Mercedes avait été associé au sigle SLK pour « Sportlich, Leicht et Kurz », soit sportif, léger et court.

Vingt ans plus tard, si le nom a été changé en SLC par souci de cohérence avec une gamme articulée autour des lettres A,C, E et S, la définition reste valable, même si la dernière version a pris un peu de poids.

Et puis surtout, au fil de l’évolution de l’électronique, ce roadster est devenu polyvalent, notamment dans la version essayée : gentil voyageur évoluant tranquillement, il peut sortir ses griffes, y compris avec le moteur diesel 2,1 l. développant 204 ch. Une dualité très appréciée au volant d’un cabriolet que l’on associe naturellement à deux types de conduite, selon que le toit rigide soit ou non rabattu dans le coffre.

 

 

 

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