La mobilité ne figure pas- encore- au programme du Salon de Bruxelles


A partir de la mi-janvier, Brussels Expo accueillera le Salon de Bruxelles, son plus gros événement annuel (ph. ydp)
A partir de la mi-janvier, Brussels Expo accueillera le Salon de Bruxelles, son plus gros événement annuel (ph. ydp)

Si Bruxelles conserve avec brio et originalité son Salon automobile annuel – le 95e  du nom aura lieu du 14  au 22 janvier 2017-, il n’y a toujours pas d’espace prévu pour la mobilité du futur.

Comme toutes les années impaires, le prochain Salon de Bruxelles fera la part belle à la mi-janvier aux véhicules utilitaires qui devront, réglementairement, occuper 50% de la surface de chaque stand élaboré par les importateurs automobiles. Brussels Expo accueillera ainsi simultanément des voitures, des véhicules de loisirs, des utilitaires légers, des motos et des poids lourds, ces derniers faisant place en cours d’exposition aux « dream cars ».

Cette formule mixte est une des solutions innovantes imaginées par la Fébiac pour préserver l’attrait d’un des derniers automobiles annuels dans le monde qui est aussi l’événement majeur organisé sur le plateau du Heysel : 400.000 visiteurs sont attendus entre le 14 et le 22 janvier au cœur d’une enceinte où 25 millions d’euros vont être investis ces trois prochaines années, notamment dans les parkings, la digitalisation et la refonte du catering.

Des poids lourds aux voitures de rêve

Soucieux d’assimiler ce rendez-vous à une fête de l’automobile, les organisateurs ont prévu diverses animations dont le palais 1 où, après 4 jours réservés au « Truck & Transport » (13 au 16 janvier), l’infrastructure sera, en 72 heures, démontée puis reconstruite sur des bases complètement différentes. L’occasion d’accueillir du 20 au 22 janvier et dans une ambiance « Winter Chic » 45 voitures de rêve proposées par 26 constructeurs  dont,  à côté des marques de luxe attendues (Aston Matin, Bentley, Ferrari, Jaguar, Lamborghini, Maserati, McLaren, Rolls-Royce etc), la nouvelle Alpine. Imaginé en 2011, ce nouveau palais, accessible via un supplément de 5€ au ticket Salon, a attiré 45.000 spectateurs en 2015.

A l’autre bout du Heysel, le palais 12 se voudra dynamique : piste d’essai tout-terrain mais aussi show moto à travers le « Circus Trial Tour ». Entre les deux, importateurs autos et motos occuperont les autres espaces.

Mobilité : rendez-vous en 2018 !

Il y aura pourtant, et sans-bonne- surprise depuis des années, une grande absente au Salon de Bruxelles : la mobilité. Même si elle est considérée comme le souci majeur des Bruxellois dans une capitale toujours plus embouteillée !

Malgré l’une ou l’autre proposition, le corporatisme des membres de la Fébiac- c’est-à-dire les importateurs de voitures- a toujours empêché que ce rendez-vous soit autre chose qu’un outil servant la promotion du commerce de l’automobile.

Comme si les vendeurs de voitures pouvaient continuer à vivre indéfiniment sur une autre planète en ignorant les alternatives à l’auto individuelle ou les tendances de la génération y et des suivantes, tout comme la prise en compte tardive de l’environnement et de de la santé, surtout en milieu urbain.

Face au monde politique dont le discours simpliste, après le tout à l’automobile des « trente glorieuses », se limite souvent à prôner son exclusion dans la joyeuse cacophonie de la lasagne institutionnelle, il y a pourtant des initiatives intelligentes à imaginer pour développer une multimodalité raisonnée des transports. Et en raison de son impact populaire et médiatique, le Salon de l’auto est le lieu idéal pour ouvrir les débats et proposer des solutions autres que le ralentissement artificiel du trafic ou la fermeture volontaire ou non des tunnels.

Peine perdue ? Pas vraiment. De bonne source, il se dit qu’enfin la Fébiac va se pencher sur le sujet en partenariat avec les plate-formes de mobilité collaborative déjà en place (Cambio, Drive Now etc). Et donc, la mobilité pourrait figurer dans le  programme  du Salon de Bruxelles…2018 !

Infos : http://www.autosalon.be »

Le palais 5, comme on n'a pas l'habitude de le voir à un peu plus d'un mois du Salon de l'auto.
Le palais 5, comme on n’a pas l’habitude de le voir à un peu plus d’un mois du Salon de l’auto!
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2 réflexions sur “La mobilité ne figure pas- encore- au programme du Salon de Bruxelles

    1. Je ne pense pas qu’on puisse supprimer d’un trait de plume les voitures de société, notamment pour les navetteurs. En revanche, des Bruxellois pourraient se poser la question ou oser repenser leur mobilité, par exemple à travers un leasing partagé entre plusieurs utilisateurs, solution proposée par des importateurs notamment. Dossier « mobilité alternative » à découvrir dans Essentielle Auto qui paraîtra dans la Libre le samedi 14 janvier.

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