BMW 2002 Ti, « la » BMW sportive du début des années 70


La BMW 2002 TI est restée une sportive (ph. ydp et propriétaire).

Paul Simeons, passionné d’histoire automobile et collectionneur, parcourt notamment les petites routes de France et d’ailleurs au volant d’une BMW 2002 Ti. Il nous en a confié le volant.

C’est la petite berline familiale dite 02 qui marqua le renouveau de BMW en 1966, à l’époque où les babyboomers arrivaient sur le marché du travail : volume compact, 2 portes, propulsion, image jeune, moteurs brillants de 100 ch (1602) à 130 ch (2002 Tii), performances sportives, bonne tenue de route sur routes sèches et vraies aptitudes à la glissade du train arrière sur sol mouillé ou enneigé ! Votre serviteur a eu la chance de posséder une 1602.

Au début des années 70, elle fut l’arme absolue des rallyes belges de régularité dans sa version 2002 Ti de 120 ch. Elle donna lieu à quelques duels épiques entre deux pilotes amateurs et animateurs des rallyes de l’époque, « Pedro » (Noël Van Assche) et Herwig Adriaenssens. Parfois assortis de réclamations pour savoir si l’arbre à cames en tête du moteur 4 cylindres supercarré était ou non conforme ! Il était fréquent à l’époque de voir une dizaine de 2002 Ti au départ d’une manche du championnat de Belgique des rallyes.

Entre les 2002 et 2002 Ti au moteur 2 litres (une 2002 Turbo de 170 ch fit une brève apparition), la différence de puissance se situait au niveau de l’alimentation : 1 carburateur Solex pour la 2002 et 2 carburateurs double corps de même marque pour la 2002 Ti. Tous les modèles 02 étaient équipés de 4 roues indépendantes, de freins à disques à l’avant (tambours à l’arrière) et d’une direction ZF non assistée.

Style carré

Outre le style carré et très classique de la carrosserie, la 2002 se caractérisait par la sobriété très germanique de l’habitacle : un grand vide-poche courant sur toute la largeur, un revêtement en sky noir, deux grands sièges larges mais sans soutien latéral, et deux ou trois écrans ronds face au conducteur : le tachymètre au centre, le niveau d’essence et la température à gauche et, à droite, un compte-tours figurant souvent parmi les options.

Au départ d’une caisse d’emprunt de 2002 et d’une mécanique 2002 Ti, Paul Simeons a refait une 2002 TI en adaptant le moteur, en optant pour les suspensions renforcées et en modifiant la boîte de vitesses pour intégrer un 5e rapport surmultiplié. Le seul souci est venu ultérieurement de la culasse et des pistons, sans doute à cause de l’usage d’essence sans plomb.

Mieux vaut anticiper les freinages

Cette version de 120 ch, nous en avons pris le volant pour une courte balade dans le Brabant Wallon, le temps de retrouver des sensations d’autrefois. Le constat vaut surtout pour la direction non assistée nécessitant quelques efforts musculaires malgré le grand volant ; et puis, si les freins à disques sont efficaces, mieux vaut anticiper vigoureusement le freinage pour ne pas se laisser surprendre par une commande n’offrant pas la souplesse des voitures modernes.

Ces remarques mises à part, la 2002Ti se conduit très naturellement, dans un confort correct et en bénéficiant d’une bonne insonorisation et d’un excellent champ de vision grâce à des montants latéraux étroits. Il faut juste prévoir des chaussures étroites car l’espace entre les pédales d’accélérateur et de freins est limité.

Conduite dynamique

Reprenant son enfant, le propriétaire opte pour des accélérations plus franches, des montées en régime à 4.500 tr/min et au-delà et une conduite dynamique rappelant le passé sportif de cette BMW. « Si, grâce à la 5e surmultipliée, elle peut évoluer sur autoroute à 120 km/h et à un régime d’un peu plus de 3.000 tr/min, la 2002 Ti ne manque pas de répondant. Le tout est de savoir si on veut ou non conserver son permis de conduire ! »

En un peu plus de deux ans, Paul Simeons et son épouse ont parcouru quelque 17.000 km avec la 2002 Ti. « Sur base des cartes régionales Michelin, nous choisissons nos itinéraires sur des routes jaunes et blanches, évitant les fausses départementales rouges qui sont souvent d’anciennes nationales… et les radars. Nous franchissons 400 km maximum par jour -moins s’il y a des visites culturelles -, à une moyenne horaire de 50 km/h, tous arrêts compris. Cela suppose effectivement de conserver un bon rythme, tout en consommant 11 à 12 litres d’essence aux 100 km. »

La BMW 2002 Ti reste bien une berline sportive.

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