XC40, le premier SUV compact de Volvo


Dès le premier coup d’œil, la Volvo XC40 sort du lot en ajoutant à l’image de la marque suédoise une identité propre.

Dans un créneau très concurrentiel, la XC40 se distingue d’abord par son look original et, en version de luxe R-Design, par ses équipements et son moteur. Le premier SUV compact de Volvo est assemblé avec succès à Gand.

Ils s’appellent BMW X1, Mercedes GLA, Audi A3 ou encore Jaguar E-Pace pour ne citer que l’un ou l’autre SUV compact de la catégorie Premium. Plus globalement, les SUV de la gamme moyenne sont aujourd’hui légion dans le monde automobile et il n’est pas simple pour un nouvel arrivant d’y trouver sa place. Après les XC90 et XC60 à succès, c’est la tâche dévolue au XC40 annoncé comme un produit de conquête par Volvo qui fait partie depuis 2010 du groupe chinois Geely, après avoir appartenu à Ford pendant onze ans.

Dès le premier coup d’œil, la XC40 sort du lot en ajoutant à l’image de la marque suédoise une identité propre : toit bicolore, arêtes et flancs creusés ou encore décrochage des ceintures à hauteur des portes arrière. Equipée de grandes jantes de 20 pouces, cette Volvo trapue (4,42 m de long) et à la double sortie d’échappement porte une signature, un peu comme la Jaguar E-Pace, autre modèle récent.

R-Design, fleuron de la gamme essence

Pour cette prise de contact, l’importateur nous a proposé d’emblée le fleuron de la gamme essence, la R-Design dont l’habitacle soigné est plus sobre que la carrosserie, mariant les couleurs noires et métal. La sellerie confortable associe nubuck et cuir nappa ventilé et le volant sport est gainé de cuir perforé. On remarque d’emblée le grand toit panoramique coulissant favorisant la luminosité et complété par un rideau pare-soleil intégré.

L’espace apparaît généreux à l’avant et à l’arrière (grand accoudoir central) mais le coffre, astucieux dans ses rangements (points d’ancrage, plancher repliable et modulable) se contente d’un volume moyen (460 litres avec le dossier de la banquette relevé) et son seuil de chargement est  élevé.

Suit le premier examen d’un équipement sécuritaire de série sur toutes les XC40 (on est quand même chez Volvo) dont le système de maintien entre les lignes (pour rappel, si la voiture sort de son couloir, il  génère une alerte au moyen d’une vibration au volant)  et le   « city safety » : il prévient le conducteur de la présence de piétons, de cyclistes, d’animaux de grande taille ou de véhicules pouvant apparaître soudainement à l’avant du véhicule. Le réglage électrique du support lombaire des sièges, l’écran conducteur numérique et adaptatif de 12,3 pouces et les 5 modes de conduite sont aussi disponibles sur toutes les XC40.

En version R-Design, l’équipement s’étoffe singulièrement : alerte de trafic et freinage automatique si le conducteur est incapable de réagir suffisamment vite, reconnaissance des panneaux routiers (mais pas d’affichage tête haute), cruise control adaptatif, assistance parking et caméra à 360°, système de navigation ou encore ouverture du coffre à commande électrique, tout comme les dossiers arrière et les appuie-têtes.

Avec l’écran tactile, l’équipement se complique

L’examen se complique pour le « néophyte » au moment de tester le grand écran central vertical (9 pouces) aux allures de tablette et d’interface multimedia. Inutile de chercher une molette centrale ou les gros boutons des XC90 et XC60, toutes les commandes sont tactiles !

Suit une recherche approfondie, y compris via le mode d’emploi téléchargeable, pour comprendre les différentes fonctions, notamment du système de navigation dont la précision nous donnera quelques soucis, et revenir ensuite aux paramètres dans le menu principal.

D’accord, le propriétaire d’une XC40 aura le temps de se familiariser avec ces données mais la manipulation n’en sera pas plus intuitive, y compris pour des options de base comme la climatisation ou le zoom sur la carte du GPS. Surtout quand il s’agit en parallèle de conduire le véhicule.  Comme si, pendant l’usage classique d’une tablette, on vous demandait de tenir un volant avec l’autre main ! Bref, mieux vaut s’arrêter pour les réglages ou demander l’aide du (de la) copilote.

L’examen terminé, l’équipement est effectivement très complet, y compris le réglage d’une sonorité de haut niveau signée Harman Kardon. Ce que l’on peut exiger néanmoins d’un SUV compact de plus de 50.000 €.

Quatre cylindres et 247 chevaux

Moteur via le bouton poussoir : la mécanique à essence est la plus puissante de la gamme (4 cylindres et 2 l. seulement mais 247 ch quand même). Elle est associée à une boîte automatique géotronic à 8 rapports, en plus de commandes manuelles via un petit levier central ou des palettes derrière le volant.

Une XC40 sportive ? En théorie, oui (0 à 100 km/h en 6,5 sec) mais le poids de la voiture (près d’1,7 tonne), le comportement d’un SUV et la sonorité mécanique n’incitent pas à ce genre de conduite, pas plus que les premiers relevés de la consommation (10,7 litres aux 100 km). La cavalerie sera juste bienvenue lors des dépassements.

Le long périple qui nous attend pour quelques jours en France via Giverny, Rouen puis les Côtes d’Armor (et, je l’avoue, l’absence d’un avertisseur de radar en dehors de la Belgique…) va nous inciter à rouler le pied très léger. De quoi faire baisser sensiblement la consommation moyenne jusqu’à 8,3 l/ 100 km ! Assez pour soulager le portefeuille et favoriser une conduite coulée dans un confort de bon aloi. Et puis, grâce à la météo et à des remous bien contrôlés, le toit va rester ouvert la plupart du temps.

Un prix à accepter

Seule surprise lors du passage de la frontière belge au retour : l’état lamentable de nos autoroutes influence d’emblée un confort devenu soudain beaucoup plus ferme. C’est le moment où on se dit qu’au-delà du look, les jantes de 20 pouces ne sont pas à recommander.

Reste le prix déjà évoqué mais à préciser : 55.140 € pour la XC40 R-Design, plus 2.180 € d’options sur le modèle testé. Pour accepter l’addition finale, il faut que la séduction opère!

Premier résultat positif pour la XC40 élue « voiture de l’année » : les ventes marchent mieux que prévu et l’objectif annuel de 100.000 voitures produites à Gand pourrait être revu à la hausse vers les 125.000 unités.

 

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