A 70 ans, José Close reste « le » spécialiste des courses de 24 heures


L’engagement de José Close pour le sport automobile est né d’une anecdote en 1979 .(Ph. ydp)

Avec quelques autres pilotes dont Marc Duez et Jean-Pierre Van de Wauwer, José Close fait partie à Francorchamps de ce qu’on appelle « les régionaux de l’étape ». Un qualificatif toujours d’actualité pour un Malmédien qui non seulement roule ici mais travaille dans différents départements du circuit après avoir été baigné dans l’automobile dès sa plus tendre enfance.

« j’ ai appris à conduire à l’âge de 9 ans, rappelle José Close en guise de préambule. Je me défoulais sur les parkings à 10-12 ans et à 13 ans, j’étais autonome au volant ».

Son lien avec Francorchamps, ce sont d’abord les 24 Heures du même nom qu’il a disputées à de nombreuses reprises. Tout est parti d’une anecdote en 1979 : « un jour, Emile Nachsem (concessionnaire Toyota depuis 1967 à Malmedy) m’a demandé de faire une course pour lui ; je pensais qu’il s’agissait d’un colis à réceptionner mais en fait il me parlait du sport automobile que je n’avais  jamais pratiqué ! En fait,  il ne voulait pas solliciter un membre de sa famille à cause des risques d’accident mais me proposait un volant sans intervention financière de ma part ; j’ai accepté et  passé ma licence de pilote à Zolder avant de disputer à Nivelles une première course de 12 heures achevée à la 2e place de la catégorie et à la 11e au classement général ».

Après ces débuts convaincants, José Close a été invité à disputer une une saison complète sur une petite Toyota : « tout s’est bien passé, mais la facture a été un peu salée :  si la voiture avait été achetée 99.000 FB, ma fougue au volant a coûté 165.000 FB en pièces de carrosserie,  hors main d’oeuvre ! Heureusement, Emile Nachsem avait cru en moi et trente et quelques années plus tard, je suis toujours là ».

Un record mondial de participations à des courses de 24 heures ?

Loin du show business du sport automobile et des disciplines vedettes, José Close pourrait néanmoins détenir un record mondial, celui du nombre de participations à des courses de 24 heures. « Je n’ai pas conservé toutes mes archives mais je sais que je dépasse la centaine de courses de 24 heures sur différents circuits : Francorchamps, le Nürburgring, Dubai, Barcelone, le Castellet ou encore Daytona ».Les 24 Heures du Mans manquent à ce palmarès :  « Effectivement, je n’y ai jamais roulé. Une des raisons est que je refuse de payer un franc ou un euro pour rouler en compétition ».

Le plaisir de partager sa passion et aujourd’hui de conseiller des pilotes plus jeunes, le Malmédien le vit encore et toujours « dans un esprit de camaraderie et sans se prendre au sérieux, comme il convient quand on dispute une course d’endurance au sein d’une équipe ».

Toujours pilote à 70 ans !

Cette approche particulière justifie l’exceptionnelle longévité d’une carrière de pilote qui reste d’actualité à… 70 ans, notamment sur la Marc Ford Focus V8 de Rafaël Van der Straten avec qui il a gagné cette année les Spa 400 et signé des accessits aux 24 Heures du Dubai et aux 12 Heures de Navara. « La conduite me motive encore, même si on me demande régulièrement de rouler sous la pluie et de nuit, mais j’apprécie tout autant les aspects techniques et la mise au point du setup. Une voiture mal réglée ou qui n’est pas saine fatigue davantage et incite à prendre des décisions délicates en course, au risque de connaître des conséquences dommageables ».

Il faut réduire les coûts

Avec un recul de plusieurs décennies, comment José Close perçoit-il le sport automobile en 2018 ? « Les aides électroniques offrent un plus par rapport au passé mais en revanche les coûts ont explosé et je pense qu’on va devoir revenir rapidement à des formules plus simples. J’ai assisté ainsi aux 6 Heures de Fuji opposant 95 voitures, toutes équipées d’un moteur de 900 cc offrant le même plaisir que des modèles beaucoup plus puissants ».

Que dirais-tu dès lors à un jeune désireux de se lancer aujourd’hui dans le sport automobile ? « Comme je le répète régulièrement, je lui conseillerais de ne jamais commencer, sauf s’il a un papa très riche ou un oncle en Amérique ! ».

Aujourd’hui, José Close est présent quasi-quotidiennement au  circuit de Spa-Francorchamps.

A lire aussi: https://envoituresimone2.wordpress.com/2018/10/18/decouvrir-francorchamps-au-volant-un-reve-realisable/

 

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