Le SUV Volkswagen Touareg assume son nouveau statut


La Volkswagen Touareg devant l’étonnante Basilique Notre Dame de Montligeon, sanctuaire et lieu de pèlerinage au milieu de nulle part dans le Perche et au sud-est du département de l’Orne. Reportage photo @ydp.

Après la disparition de la berline Phaeton, le Touareg, plus musclé et doté des derniers équipements, devient le modèle phare de la gamme Volkswagen. Découverte illustrée de ce gros SUV dans l’Orne, le Perche et à proximité du Haras du Pin.

Inutile de vous esbaudir sur le nouveau statut de la grande Volkswagen. Quand on partage sa plate-forme avec la Porsche Cayenne, l’Audi Q7 ou la Lamborghini Urus, il n’est plus nécessaire de rendre des comptes aux amateurs de modèles premium.

Même constat à propos de ces nombreux SUV dont la masse, le look agressif et les mécaniques parfois puissantes font réagir à raison les défenseurs de l’environnement. Tout le monde, il est vrai, n’a pas besoin de « 4X4 « ou de ceux qui en ont juste revêtu l’habit. Mais le marché est là et depuis que la Nissan Qashqai a donné le ton pour les voitures populaires, ces « Sport Utility Vehicule » séduisent de plus en plus de consommateurs sensibles notamment à cette fameuse position haute du conducteur et des passagers. BMW, Mercedes, Audi, Jaguar et d’autres ont même réussi à leur donner une image statutaire à travers un look qui plaît et à des équipements sophistiqués, rejoignant ainsi les spécialistes du secteur dont Land Rover.

A l’inverse, faute de prestige dans les corps diplomatiques et ailleurs, la très performante berline Phaeton a tiré sa révérence, cédant le relais dans le haut de gamme au Touareg fort de ses ventes à près d’un million d’exemplaires depuis 2002.

Le Touareg montre ses muscles

Encore fallait-il hisser cette Volkswagen au niveau de ses rivales. A en croire les regards et les commentaires d’automobilistes croisés lors d’un périple d’un bon millier de kilomètres dans l’Orne, au sud de la Normandie, l’effet visuel est réussi : plus long (4,87 m, + 7,7 cm), plus large (1,94, + 4,4 cm) mais un peu plus bas, le Touareg de la 3e génération montre ses muscles à travers ses lignes acérées, ses ailes élargies et une imposante calandre. Et s’il frôle les 2 tonnes, il a quand même perdu 106 kg grâce à des panneaux en aluminium et à des structures en acier allégées.

En ouvrant une des lourdes portes à fermeture assistée, on pénètre dans un habitacle accueillant, lumineux (de nuit, un filet de couleur rouge court le long de la planche de bord) et surtout généreux. Malgré ses dimensions, le Touareg n’est pas doté d’une troisième rangée et reste prévu pour 5 passagers bénéficiant à l’arrière d’un grand espace pour les jambes, d’un gigantesque toit ouvrant et, au besoin, de deux ports USB et d’une prise de 230 V. La banquette est coulissante et les sièges arrière rabattables pour moduler un énorme coffre de 810 l minimum (+ 113 l).

Un écran centrale tactile de 15 pouces

Au moment d’évaluer l’agrément intérieur, un premier coup d’œil s’impose sur les options s’ajoutant au prix de la version essayée Business R-Line qui frôle déjà les 80.000 € (78.790 €) pour le moteur V6 3.0 TDI 231 ch tiptronic, au lieu de 61.400 € pour le modèle de base doté de la même mécanique.

L’Affichage tête haute très pratique et intégrant les indications du GPS est en sus (1.295 €) tout comme le système « Night vision » avec caméras infrarouge (1.815 €), la climatisation sophistiquée (915 €) ou le système audio dynaudio (1.655 €). Par contre, l’impressionnant écran central tactile de 15 pouces est heureusement « de série » en version business tout comme le bloc d’instruments face conducteur lui aussi digital et le gigantesque toit ouvrant. Le temps de s’adapter à une manipulation un peu particulière, on note que pratiquement toutes les fonctions sont tactiles en dehors des molettes permettant de choisir le type de conduite et de la gestion de la garde au sol.

Efficacité routière proche de celle d’une berline, moyennant option

Une autre option parmi d’autres va encore grever le prix mais elle s’avère à l’expérience très efficace : la suspension pneumatique « Professional » avec stabilisation antiroulis active (5.870 € quand même !). Grâce à elle, ce gros SUV fait presque oublier sa masse et son centre de gravité élevé pour virer à plat et faire preuve d’une agilité inattendue pour ce type de véhicule sur un itinéraire sinueux. Seuls le freinage (très efficace) et les courbes serrées sur de petites routes vont rappeler les données de base de la physique. De même et à l’exception de passages un peu raides sur les arêtes du revêtement (les grosses roues de 21 pouces n’arrangent rien), le confort des sièges larges et de la suspension est royal.

Voilà donc un SUV qui, comme d’autres du même niveau, se comporte à peu de choses près comme une berline en termes de confort et de dynamisme : en conduite nerveuse, la boîte tiptronic à 8 vitesses est malheureusement lente à réagir, sans remettre en cause globalement la puissance et le couple de ce V6 diesel. Et à l’heure où on préoccupe davantage des émissions de CO2, la consommation à un rythme raisonnable a été mesurée à 8,1 l/100 km (6,9 l. selon les normes conventionnelles). Soit un bilan très acceptable eu égard au gabarit et au poids.

Régulateur de vitesse sophistiqué

Outre les aptitudes d’un 4X4 à travers différents réglages (non testés en tout-terrain), le Touareg propose une série de mesures favorables à la sécurité dont le freinage automatique d’urgence (un voyant rouge s’allume si un danger imminent est perçu), l’avertisseur d’angle mort, l’aide au stationnement et la conduite autonome jusqu’à 60 km/h. En font aussi partie un régulateur de vitesse sophistiqué (il adapte son rythme en fonction des panneaux indicateurs et des données du GPS) et une aide au maintien dans les files toujours très désagréable à nos yeux et que nous nous empressons de couper à chaque mise en route !

Bien sûr, tout cela a un prix : s’il n’est pas indispensable de programmer toutes les options reprises sur la voiture essayée (addition totale de 100.400 € !), il y a peu de chances de s’en sortir, hors négociations et prix « Salon », avec les quelque 60.000 € du modèle de base.

En l’occurrence, oubliez définitivement « la voiture du peuple » !

BREVE

Une version hybride ?

C’est le débat du moment et il a perturbé les acheteurs du dernier Salon de Bruxelles, au point de ralentir sérieusement les ventes auprès des acheteurs particuliers : quelle motorisation choisir entre les diesels honnis, les moteurs à essence à injection directe qui rejettent aussi des particules, les hybrides ou les électriques au bilan environnemental très incertain globalement ?

Si le débat n’est pas simple, aujourd’hui et surtout demain en fonction des évolutions technologiques, la réponse doit surtout se faire en fonction de l’usage de chacun, c’est-à-dire des lieux fréquentés majoritairement et des kilomètres parcourus. Ainsi, pour un usage mixte ville-routes, l’hybride peut être tentant si on est prêt à supporter le surcoût tout en limitant la pollution urbaine.

Quid dès lors du Touareg actuellement disponible avec deux moteurs V6 3.0 TDI de 231 et 286 ch et un moteur à essence de 340 ch ? Volkswagen parle d’un SUV hybride rechargeable « en cours de préparation » pour la Chine et d’une arrivée en Europe « à une date non fixée ». Il pourrait totaliser 367 ch, soit 270 kW, ce qui en ferait le Touareg le plus puissant.

L’Orne,  mais encore?

Située en Normandie entre Mont Saint Michel, Plages du Débarquement et châteaux de la Loire, l’Orne est d’abord un écrin de verdure récompensé par le label « Parc naturel régional ». Une nature riche, généreuse entre douces collines et plaines d’élevages aux haras de renommée internationale (Le Pin) en passant par le bocage et la Suisse Normande dépaysante par ses gorges et versants abruptes. Par son passé, l’Orne bénéficie aussi d’une riche diversité avec un patrimoine bien typé,  de Bagnoles de l’Orne aux petites cités de caractère comme Mortagne-au-Perche ou Bellême. http://www.ornetourisme.com

A lire:

https://envoituresimone2.wordpress.com/2019/04/25/lorne-entre-echappee-belle-et-refuge/

A proximité du Haras du Pin.

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