Mercedes en « pole position » aux 24 Heures de Spa


La course s’annonce une fois de plus particulièrement serrée entre dix constructeurs (Reportage photo ydp)

Plus de concurrents (72 engagés), plus de prétendants à la victoire (une petite trentaine), plus de show et toujours plus d’argent qui transpire de toutes les équipes et de leurs incroyables structures d’accueil : les 24 Heures de Spa, épreuve phare de la saison mondiale en GT (Grand Tourisme), n’en finissent pas de grandir. Ce samedi, une Mercedes partira en tête.

Jeudi soir, au moment où débutaient à un rythme accéléré les essais des 24 Heure de Spa – de quart d’heure en quart d’heure, chaque pilote était amené à réaliser un temps servant à établir la moyenne de l’équipage-, la meilleure « tribune » se situait sur la terrasse de la « pit brasserie » tout en haut des stands. Loin de la foule attendue ce samedi, quelques dizaines de personnes savouraient leur plaisir en même temps qu’un début de fraîcheur face à un paysage magique où la course a rendez-vous avec la nature préservée.

De ce point de vue, on aperçoit à la fois la montée du raidillon à gauche, deux passages lointains au milieu des bois dans la descente du circuit et, sous la terrasse, le freinage avant la ligne droite, le « S » qui suit, l’accélération des voitures à la sortie du virage et les rentrées au stand !

Pour les pilotes, la tension était d’autant plus forte que le temps manquait pour se frayer un passage dans la meute des GT. En outre, des sorties de route scindèrent deux des quatre séances, alors que la nuit recouvrait progressivement le circuit.

Mercedes devant Porsche et Ferrari

A ce jeu, Mercedes  réalisa une première « pôle » provisoire grâce à Buurman-Stolz-Engel qui fixaient le meilleur temps moyen de l’équipe à 2.19.570, juste devant l’Audi de Vanthoor-Riberas-Stippler (2.19.697) une autre Mercedes et une Ferrari, toutes sous les 2min20 s. Mieux, lors de l’ultime Super Pole opposant hier en fin de journée les 20 meilleures voitures, Maro Engel confirmait les performances de la veille et hissait la Mercedes AMG Team Black Falcon n°4 sur la première ligne de départ (2min18.588), battant la Porsche-Bernhard du Belge Laurens Vanthoor (de 0,017 s !)  et la Ferrari de Rigon. Une demi-seconde séparait les onze premiers.

Une balance des performances pour équilibrer les débats

Des écarts minimes confirmant ce que l’on savait déjà : entre les quelque 30 voitures engagées par dix constructeurs différents (Aston Martin, Audi, Bentley, BMW, Ferrari, Porsche, Lamborghini, Mercedes, Nissan et Honda), les performances sont extrêmement proches. En cause, la fameuse « balance des performances » (BOP) qui permet à l’organisateur de pénaliser toute équipe sortant la tête de l’eau en lui imposant un poids supplémentaire ou en bridant les performances.  Souvent critiqué par les « victimes », le système a fait ses preuves et a aussi limité l’escalade technique.

En outre et grâce aussi à des voitures de plus en plus solides, la course est devenue un sprint de 24 heures où l’erreur de pilotage ou de stratégie la plus minime se paye cash. « On sait que les candidats à la victoire sont très nombreux et que la hiérarchie finale ne se dessine souvent que dans les derniers tours », confirme Pierre Dieudonné, un des deux anciens vainqueurs (avec Thierry Tassin) qui vont passer 24 heures sur le muret de l’équipe belge Audi WRT pour coordonner au mieux les performances des quatre voitures engagées.

Des batteries d’ingénieurs et des stratèges

Pour limiter au maximum les impondérables, l’assistance technique est impressionnante dans tous les teams. Ainsi, chez Audi WRT, 80 techniciens sont présents à Francorchamps dont une batterie d’ingénieurs « voiture » et « data » qui passeront toute la course derrière leurs ordinateurs. L’objectif est d’examiner en permanence le comportement des quatre Audi, de prévenir le moindre incident mais aussi d’enregistrer la conduite et les temps de passage dans chaque virage afin de conseiller les pilotes au besoin. L’équipe sera en outre assistée par un stratège australien qui, grâce au logiciel qu’il a développé, disposera en permanence d’un maximum d’infos sur les autres concurrents et pourra utilement les transmettre au team afin d’adapter la gestion des voitures ou de suggérer le bon moment pour un ravitaillement, un changement de pneus lié aux conditions météo ou une intervention mécanique. De cette « loterie » – « qui en fait n’est pas une », souligne Pierre Dieudonné, émergera un vainqueur dimanche après-midi.

Huit camions pour un « Hospitality Unit »

Entre-temps, le public aura sans doute droit à un suspense haletant…et les VIP seront reçus comme des rois dans un monde des GT où l’argent semble couler à flots. Un exemple : « l’Hospitality Unit » démontable et transportable de l’équipe Aston Martin nécessite le recours à huit camions ! A l’intérieur aux allures de grand restaurant avec mezzanine, finition bois et métal assurent le standing, et un chef étoilé attend ses hôtes en cuisine : « les structures d’accueil sont moins grandes qu’en Formule 1 où il y a plus d’invités, explique notre guide et pilote belge Maxime Martin, mais l’accueil est plus soigné et les repas gastronomiques. »

Place à la course : départ aujourd’hui à 16h30.

UN JEUDI SOIR A FRANCORCHAMPS…

 

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