Le Heysel, une île au milieu de l’océan


@ydp

Ce n’ était qu’une première impression mais en parcourant jeudi les palais encore privés de spectateurs du Salon de Bruxelles sur le plateau du Heysel, on avait l’impression de vivre sur une île isolée du monde, comme si rien n’avait changé dans le petit monde de l’automobile.

HUMEUR. Oubliés la mobilité en panne et à l’image du climat, la pression politique sur les voitures de société aux allures de vache à lait pour le secteur, voire l’ avenir très incertain de ce mode déplacement, à court, moyen et long terme? A travers les sourires de circonstances au Salon de Bruxelles et les réponses convenues sur la bonne santé du marché, on aurait pu le croire.

Même constat le long de grandes et belles allées avec ses clichés habituels:  hôtes et hôtesses (on dit aujourd’hui informateurs) en uniforme, dernier dépoussiérage des voitures,  stands resplendissant de lumière, échanges de bons voeux et discussions animées dans les loges feutrées autour d’une coupe de champagne.

Tout était prêt une fois de plus pour ce grand show annuel et soigné à la gloire de l’automobile. Avant une soirée de gala très courue par les clients privilégiés et les concessionnaires puis l’ouverture des portes au public ce vendredi matin. Comme d’habitude.

Rien n’aurait donc changé?

Rien n’aurait donc changé? Si, à commencer par les produits proposés qui ont singulièrement évolué depuis le quasi-monopole des modèles à moteur thermique. Sous la pression des nouvelles normes de pollution annoncées, la transition a bien été mise en place par les constructeurs et les offres alternatives se sont démultipliées.

Mais où conduira-t-elle en pratique, vers quelles motorisations usuelles et achetables par le commun des mortels? Et surtout quelles énergies prendront le dessus et comment seront-elles produites et distribuées au quotidien?

Bien malin qui connaît la réponse. A l’exception peut-être des pétroliers qui proposent déjà des alternatives ignorées par le monde politique belge – on pense au nouveau Diesel synthétique- et qui savent, eux, où en sont les réserves de pétrole et surtout quand il faudra vraiment mettre au rancart les moteurs thermiques.

Peut-être faudrait-il, au-delà des effets d’annonce, que les représentants du monde politique, les pétroliers, les constructeurs et les scientifiques compétents dans les secteurs de la mécanique et de l’énergie renouvelable ou non commencent vraiment à se parler.

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